Ordination

Envisager l'ordination

Motivation pour l'ordination

 

Vous songez à devenir moine ou nonne dans la Tradition Tibétaine Guéloukpa ?

Pour ceux qui envisagent l'ordination, le Monastère de Nalanda offre la possibilité de rester gratuitement en échange d'un travail bénévole ou, alternativement de suivre une retraite.

Dans cette optique, il est bon que les aspirants moines visitent le monastère et rencontrent la communauté. Pour ceux qui ont décidé de prendre l'ordination dans un futur proche, nous offrons un arrangement financier particulier afin qu'ils puissent vivre ici pendant quelque temps en tant qu'aspirant moine et faire partie de la communauté. Comme dans notre tradition, devenir moine est un choix pris pour le reste de la vie, il est important de bien se préparer à cet engagement. Sur ces pages vous trouverez des conseils sur la préparation à l'ordination, des histoires inspirantes et vous pourrez découvrir plus au sujet de la motivation que vous devez idéalement avoir ainsi que les avantages de l'ordination. Vous trouverez également plus loin des suggestions de lecture.

L'Institut Mahayana International (IMI)

L'IMI a développé des ressources considérables pour l'ordination.

Lama Zopa Rinpoché met l'accent sur la considération primordiale dans toute demande d'ordination, qui est la relation de l'élève avec le maître. La relation élève-maître n'est pas seulement importante pour déterminer l'aptitude du candidat à l'ordination au moment de la demande, mais aussi quand l'étudiant intègre la communauté monastique après la prise de vœux.

"Parce que pour un moine, le principal objectif est de suivre la formation et d'étudier les enseignements, de s'engager dans l'étude, il est toujours bon de s'appuyer sur des bénévoles pour nous aider avec les nombreuses tâches physiques qui doivent être faites ici dans le monastère. Ainsi, il serait bon de continuer à inviter les bénévoles  à rester ici pour nous aider avec tout ce travail, et ce faisant, nous offrons également l'occasion aux bénévoles d'accumuler beaucoup de mérites. Donc, amener ces condition pour les bénévoles, les laïcs, est aussi une activité qui profite aux autres. Ces moines qui sont capables de s'engager dans une étude sérieuse devraient mettre beaucoup d'efforts dans leurs études afin de faire ce travail incroyable et accomplir des études intensives. S'il y a des moines qui n'ont pas la capacité ou le désir d'étudier et le sentiment qu'ils préféreraient plutôt travailler dans le monastère, ils devraient suivre ce souhait et se dédier complètement au service du monastère et cela de manière excellente. Ainsi, un moine qui s'engage dans l'étude ou au service du monastère fait quelque chose de très intense et méritoire".
Guéshé Jamphel (23 décembre 2006)

Alors que le maître a la responsabilité de décider de l'aptitude de l'étudiant demandant l'ordination, la décision de prendre l'ordination est faite par l'étudiant lui-même.
Avant de demander l'ordination, il est convenu que l'étudiant doit :

  • Avoir une base sérieuse dans le Lamrim (Étapes sur la Voie graduées vers l'Éveil).
  • Avoir une relation bien établie avec un Maître spirituel.
  • Avoir cultivé une compréhension du renoncement en s'engageant dans une vie monastique.
  • Avoir développé le désir de consacrer sa vie au service et à la pratique dans le cadre d'une communauté monastique.

Les étudiants qui envisagent l'ordination doivent également :

  • Avoir pris refuge dans le Bouddhisme depuis au moins trois ans.
  • Avoir vécu dans les vœux laïcs depuis au moins trois ans.
  • Ne pas être un praticien de Shougden.
  • Avoir au minimum 16 ans et au maximum 59 ans.
  • Idéalement, avoir l'autorisation de leur famille.
  • Être libre de toute relation qui pourrait les entraver; s'ils sont mariés, les candidats doivent avoir l'autorisation de leur partenaire et vivre séparément.
  • Être libre de toute obligation financière encombrante.
  • Ne pas retourner à leur situation de travail ordinaire; il est permis de travailler dans un centre du Dharma.
  • Avoir l'ordination de getsul depuis au moins trois ans s'ils demandent l'ordination gelong.

Avant de demander l'ordination, l'étudiant est invité à discuter de sa motivation avec un membre aîné de la Sangha, IMI ou SPC, afin de faciliter le processus et d'obtenir des conseils.

Pourquoi voulez-vous prendre l'ordination ?

His Holiness the Dalai Lama« 'Vie pure' se réfère à la vie d'un ordre monastique, la vie d'un moine ordonné. Il s'agit de suivre l'exemple du Maître, de Bouddha lui-même. Bouddha naquit et grandit Prince dans un Royaume baigné de tout le luxe d'une existence princière mais renonça à tout pour cultiver le détachement et chercher la vie d'un pratiquant dans l'ordination. Comme le dit l'expression tibétaine : « L'exemple du Maître du passé doit être suivie par les disciples de l'avenir. » Cependant, cela ne veut pas dire que, pour atteindre la vraie libération ou le nirvana, il soit indispensable pour tous de vivre dans le célibat et de rejoindre une communauté d'ordonnés. Toutefois, il est convenu qu'une vie dans l'ordination est la meilleure et la plus appropriée des circonstances pour faire des progrès spirituels et œuvrer à la réalisation de la libération du samsara.

Le texte précise que le but de rejoindre la vie d'ordination est de s'engager dans la pratique du Dharma. C'est-à-dire, que l'activité principale - la tâche d'un membre ordonné - est de s'engager dans les études et dans les pratiques. Des pratiques simples comme la  méditation centrée sur un objet nécessitent l'enracinement et une certaine compréhension ; sinon, il n'y a rien à pratiquer. Donc, ce que nous exigeons tout d'abord, c’est de cultiver l'apprentissage profond et la compréhension. Puis, cette compréhension doit être mise en œuvre par une simple méditation centrée l'objet. En d'autres termes, la tâche d'un membre ordonné est de s'engager dans toutes les activités telles que l'enseignement, l'étude, l'écriture, la composition etc. pour respecter le précieux Dharma. »

Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama
Extrait des enseignements sur la Prière du Vertueux Début, Milieu et Fin ; Pasadena, Californie, 12-14 octobre 1999. Transcrit par le Vénérable Tenzin Tsomo et corrigé par Thubten Jinpa. Réimprimé dans le Magazine Sangha, 2002, sous le titre de « Renoncement et la vie d'ordination. »


Bhikshuni Thubten Chodron« Il est particulièrement méritoire de prendre l'ordination à l'époque actuelle, cet âge de la cinquième dégénérescence. Nous pouvons voir un déclin des valeurs religieuses maintenant dans de nombreuses régions du monde et cela rend beaucoup plus difficile de garder un esprit religieux et de maintenir une bonne pratique. Il est dit que la quantité de mérite accumulée en une seule journée par une personne qui fait le pas de « dépasser » la vie familiale à notre époque, quand les obstacles et les tentations sont plus grands, dépassera de loin le mérite d'une personne qui a maintenu une pratique prolongée et irréprochable à l'époque du Bouddha. Et ce mérite sera encore plus grand si l'on prend  l'ordination dans un pays éloigné où la possibilité de rencontrer un autre moine ou nonne bouddhiste est assez rare. Tout cela est vrai, car à l'heure actuelle les influences qui s’opposent à une vie religieuse pure sont beaucoup plus fortes. C'est comme conduire dans une ville grouillante d'activité, entouré de conducteurs imprudents, avec un trafic passant à tout allure et dans toutes les directions, comparé à une conduite dans une plaine, vaste, vide et régulière donc sans difficulté. Mais dans la circulation agitée d'une ville, il faut être un conducteur habile même pour traverser une courte distance. Je pense donc que, par les temps qui courent, il y a un grand mérite à mettre de côté sa participation dans des activités mondaines et « aller de l'avant » comme une personne qui a pris l'ordination. C'est une des choses les plus importantes et bénéfiques que nous pouvons faire de nos vies. »

« Lorsque nous réfléchissons profondément aux inconvénients de l'existence cyclique, la détermination de nous en libérer et d’atteindre la libération surgit dans notre esprit. La méthode pour le faire est de pratiquer les TroiscEnseignementscSupérieures : l'éthique, la concentration et la sagesse. Pour développer la sagesse qui nous libère de l'existence cyclique, nous devons être capables de nous concentrer. Dans le cas contraire, nous ne serons pas capables de méditer sur la vacuité d'une manière soutenue. Développer la concentration nous oblige à maîtriser les attitudes perturbatrices qui se manifestent dans notre esprit. Une base solide pour y parvenir est créée par la pacification de nos actions physiques et verbales ordinaires motivées par ces attitudes perturbatrices. L'éthique – vivre selon les préceptes – est la méthode pour harmoniser nos actions physiques et verbales et donc maîtriser les attitudes perturbatrices ordinaires... »

Bhikshuni Thubten Chodron


« En tant que chef de famille, nous devons faire beaucoup de choses pour le bien de notre famille. Nous nous trouvons facilement dans des situations où nous devons créer du karma négatif en mentant ou trichant. Nous sommes entourés par des distractions : les médias, notre carrière et les obligations sociales. Il est facile que des attitudes perturbatrices surgissent et plus difficile d'accumuler du potentiel positif, parce que nos vies sont tellement occupées avec d'autres choses... En tant que monastiques, nous avons plus de liberté par rapport à ces distractions et difficultés. En revanche, nous avons aussi une grande responsabilité. Nous avons décidé d'être plus conscient et ne pas agir selon n'importe quelle impulsion surgie dans notre esprit. Initialement ceci peut apparaître comme un manque de liberté mais en fait une telle conscience nous libère de nos mauvaises habitudes et des difficultés qu'elles créent. Nous avons choisi volontairement d'observer les préceptes et donc nous devons ralentir, être conscients de nos actions et choisir ce que nous faisons et disons avec sagesse. »

« Les Avantages et Motivations pour l'Ordination Monastique" en Préparation pour l'Ordination : Réflexions pour les occidentaux qui réfléchissent à prendre l'Ordination dans la Tradition Bouddhiste Tibétaine. » éd. Bhikshuni Thubten Chodron

Vénérable Tenzin Yonten décrit comment il est devenu moine

Ven. Tenzin Yonten

Vénérable Tenzin Yonten : «  Mon intérêt pour le Bouddhisme a commencé pendant mes voyages sans but précis à travers le nord de l'Inde et le Ladakh en 1998 et c'est à ce moment là qu'une graine de curiosité a décidé de se montrer.

Cette curiosité a commencé ensuite par réunir tout ce qu'elle pouvait lire sur le Bouddhisme et a continué de grandir en même temps que je trouvais des gens qui pouvaient offrir des réponses aux questions sans fin que j'avais à partir de mes lectures.

Dans ce processus - qui est aujourd'hui encore clair pour moi - une admiration pour les enseignements a pris forme dans ce qu'ils m'offraient : en fait, un ensemble clair d'instructions sur la façon d'obtenir un certain contrôle sur toutes les ordures que mon esprit produit, ainsi que de présenter très concrètement comment être d'un réel bénéfice pour les autres. Pour une fois, j'ai pu voir que ma vie avait un but et qu'une voie claire pour y parvenir existait; comprendre cela, au moment où j'ai senti que j'avais épuisé tous les moyens ordinaires pour trouver un bonheur durable, a été précieux, au-delà des mots.

Au moment où 1998 devenait 1999, j'ai eu aussi le plan de retourner dans les communautés de réfugiés tibétains à Dharamsala pour enseigner l'anglais. Ce plan a vite pris forme quand j'ai rencontré un étudiant de Lama Zopa Rinpoché, ainsi que quelqu'un qui continue à ce jour d'être un ami et un soutien énorme pour moi sur mon chemin. Parfois, c'est la plus simple des conversations qui peut changer la vie d'une personne et dans mon cas c'était mon ami en me disant : « Hé, tu sais, tu devrais VRAIMENT aller jeter un coup d’œil au Monastère de Kopan au Népal. » Eh bien, cela a certainement beaucoup apporté à ce que ma vie est aujourd'hui.

Je suis retourné en Inde en 2001 avec un emploi de professeur d'anglais et une réservation pour le cours d'un mois à Kopan ce même novembre.

Le Monastère de Kopan est le guide pour beaucoup des étudiants de Lama Zopa Rinpoché et la nourriture et source d'inspiration de Khenrinpoché Lama Lhundrup ont laissé des empreintes profondes sur moi. J'ai dû attendre jusqu'en 2002 pour rencontrer Lama Zopa Rinpoché et à ce moment-là, la logique de ce que j'entendais m'a rapproché encore plus de l'aspiration de prendre l'ordination. Je cherchais maintenant très clairement la manière avec laquelle je pourrais bénéficier et servir les autres, ainsi qu'atteindre un objectif qui servirait finalement a sortir tous les êtres du mécontentement.»

Vénérable Tenzin Yonten : « Un autre point important pour moi fut de rencontrer un moine de Nalanda à Kopan en 2002. Il m'a arreté net dans mon élan quand je l'ai bombardé avec mon flot régulier de questions qui apparaissent quand je rencontre un moine occidental, quand je cherche des réponses sur comment un gars anglais ordinaire comme moi vit comme un moine dans la tradition tibétaine. Il m'a répondu, en apportant un niveau beaucoup plus pratique, en me disant que le meilleur endroit possible pour moi de "voir" ces réponses de différents points de vue serait de faire du bénévolat en offrant mes services au Monastère de Nalanda.

Après un nouveau séjour à Kopan pour le stage d'un mois en 2003 et une retraite de Vajrasattva de trois mois, les morceaux du puzzle se sont enfin réunis pour moi et j'ai décidé de venir à Nalanda et servir la communauté en tant que cuisinier et gérant de cuisine.

En 2004, j'ai pris mes vœux de Getsul et en 2007, j'ai pris mes vœux complet de Gelong auprès de Sa Sainteté le Dalaï Lama en Inde. De cette façon, j'ai maintenant l'occasion d'aider tant d'êtres humains par le fait de consacrer tous les aspects de ma vie à servir la volonté de Sa Sainteté et de Lama Zopa Rinpoché.

Je continue d'étudier les enseignements et à servir la communauté de Nalanda au mieux de mes capacités. Il n'y a aucun doute pour moi que mon chemin reste une aventure non sans beaucoup de travail interieur et exterieur pour développer mon esprit ; mais en même temps, il n'y a aucun doute sur ce que je sens : ma vie en tant que moine est la façon la plus épanouissante de mener ma vie. Je me sens tellement chanceux d'être en mesure d'appeler Nalanda mon chez moi et d'avoir tellement de soutien de mes frères à Nalanda, mes Maîtres, ma famille et amis.»

Vous envisagez l'ordination ?

Vous envisagez de devenir moine ou nonne dans la tradition Tibétaine Géloukpa ? Pour ceux qui songent sérieusement à prendre l'ordination, le monastère Nalanda offre la possibilité de séjourner gratuitement sur place en tant que bénévole, ou en participant aux différents programmes d’enseignement, ou bien en faisant une retraite.

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Quelle motivation ?

Pourquoi voulez-vous être ordonné ? Sur la page suivante, nous fournissons des informations qui vous aident à explorer ce sujet.

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Une expérience personnelle

Vénérable Tenzin Yonten parle de la façon dont il est devenu moine. Il donne un aperçu de ce que peut être cette motivation

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Osël Hita Torres au monastère Nalanda


Osël Hita Torres à l'institut Vajra Yogini 


Vénérable Jesus conseils pour la retraite de 3 mois