Vénérable Tenzin Yonten décrit comment il est devenu moine

Ven. Tenzin Yonten

Vénérable Tenzin Yonten : «  Mon intérêt pour le Bouddhisme a commencé pendant mes voyages sans but précis à travers le nord de l'Inde et le Ladakh en 1998 et c'est à ce moment là qu'une graine de curiosité a décidé de se montrer.

Cette curiosité a commencé ensuite par réunir tout ce qu'elle pouvait lire sur le Bouddhisme et a continué de grandir en même temps que je trouvais des gens qui pouvaient offrir des réponses aux questions sans fin que j'avais à partir de mes lectures.

Dans ce processus - qui est aujourd'hui encore clair pour moi - une admiration pour les enseignements a pris forme dans ce qu'ils m'offraient : en fait, un ensemble clair d'instructions sur la façon d'obtenir un certain contrôle sur toutes les ordures que mon esprit produit, ainsi que de présenter très concrètement comment être d'un réel bénéfice pour les autres. Pour une fois, j'ai pu voir que ma vie avait un but et qu'une voie claire pour y parvenir existait; comprendre cela, au moment où j'ai senti que j'avais épuisé tous les moyens ordinaires pour trouver un bonheur durable, a été précieux, au-delà des mots.

Au moment où 1998 devenait 1999, j'ai eu aussi le plan de retourner dans les communautés de réfugiés tibétains à Dharamsala pour enseigner l'anglais. Ce plan a vite pris forme quand j'ai rencontré un étudiant de Lama Zopa Rinpoché, ainsi que quelqu'un qui continue à ce jour d'être un ami et un soutien énorme pour moi sur mon chemin. Parfois, c'est la plus simple des conversations qui peut changer la vie d'une personne et dans mon cas c'était mon ami en me disant : « Hé, tu sais, tu devrais VRAIMENT aller jeter un coup d’œil au Monastère de Kopan au Népal. » Eh bien, cela a certainement beaucoup apporté à ce que ma vie est aujourd'hui.

Je suis retourné en Inde en 2001 avec un emploi de professeur d'anglais et une réservation pour le cours d'un mois à Kopan ce même novembre.

Le Monastère de Kopan est le guide pour beaucoup des étudiants de Lama Zopa Rinpoché et la nourriture et source d'inspiration de Khenrinpoché Lama Lhundrup ont laissé des empreintes profondes sur moi. J'ai dû attendre jusqu'en 2002 pour rencontrer Lama Zopa Rinpoché et à ce moment-là, la logique de ce que j'entendais m'a rapproché encore plus de l'aspiration de prendre l'ordination. Je cherchais maintenant très clairement la manière avec laquelle je pourrais bénéficier et servir les autres, ainsi qu'atteindre un objectif qui servirait finalement a sortir tous les êtres du mécontentement.»

Vénérable Tenzin Yonten : « Un autre point important pour moi fut de rencontrer un moine de Nalanda à Kopan en 2002. Il m'a arreté net dans mon élan quand je l'ai bombardé avec mon flot régulier de questions qui apparaissent quand je rencontre un moine occidental, quand je cherche des réponses sur comment un gars anglais ordinaire comme moi vit comme un moine dans la tradition tibétaine. Il m'a répondu, en apportant un niveau beaucoup plus pratique, en me disant que le meilleur endroit possible pour moi de "voir" ces réponses de différents points de vue serait de faire du bénévolat en offrant mes services au Monastère de Nalanda.

Après un nouveau séjour à Kopan pour le stage d'un mois en 2003 et une retraite de Vajrasattva de trois mois, les morceaux du puzzle se sont enfin réunis pour moi et j'ai décidé de venir à Nalanda et servir la communauté en tant que cuisinier et gérant de cuisine.

En 2004, j'ai pris mes vœux de Getsul et en 2007, j'ai pris mes vœux complet de Gelong auprès de Sa Sainteté le Dalaï Lama en Inde. De cette façon, j'ai maintenant l'occasion d'aider tant d'êtres humains par le fait de consacrer tous les aspects de ma vie à servir la volonté de Sa Sainteté et de Lama Zopa Rinpoché.

Je continue d'étudier les enseignements et à servir la communauté de Nalanda au mieux de mes capacités. Il n'y a aucun doute pour moi que mon chemin reste une aventure non sans beaucoup de travail interieur et exterieur pour développer mon esprit ; mais en même temps, il n'y a aucun doute sur ce que je sens : ma vie en tant que moine est la façon la plus épanouissante de mener ma vie. Je me sens tellement chanceux d'être en mesure d'appeler Nalanda mon chez moi et d'avoir tellement de soutien de mes frères à Nalanda, mes Maîtres, ma famille et amis.»

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